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Poé - Vie : MONSIEUR LE CURE. Hirsute, impatient, il sonne sonne : Il a faim ! Silence ! Le Prêtre, auprès des déshérités, ne peut s'en occuper. Des dizaines de fois dans l'année, la main à la poche, le brave curé raccommode les ventres vides et coeurs déchirés. Un visage s'éclaire, un message d'amour s'envole, l'espérance est derrière la porte. Sourire, suivi d'un pâle : " merci." Le chemineau poursuit son chemin de galères, laissant au curé toutes les autres misères. La Raison, maîtresse des Droits ne fait plus son office ? la Foi accomplit le sien !
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Poé - Vie : L'ENFANT SOLDAT Quel âge a donc cet enfant neuf, dix ans ? Son visage est de glace brillent sur ses épaules de meurtrières bandoulières. La mort est-elle Lumière ? Ses grands yeux ne sont ni gais , ni tristes, mais froids ; comme un cimetière en hiver. A dix ans , Monsieur, on joue , on ri, pas lui ! Une fois dans sa courte existence, une seule fois, un livre a - t- il ouvert ? Sera - t- il au frais matin le dormeur du Val endormi ? Un enfant avec un fusil, mais, Monsieur, c'est la plus grande des misères ! "Mort à la guerre !" ******
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